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Défis, jeux sur Internet : attention danger !

Quels sont les différents types de jeux ? Pourquoi y participe-t-on ? Comment limiter les risques ? L’interview de Grégory Michel, professeur de psychopathologie et de psychologie clinique.
Jeu du foulard, neknomination, mort subite, jeu de l’aérosol, train surfing, happy slapping, blue-whale challenge…. On ne compte plus les jeux dangereux pratiqués dans les écoles, les collèges ou à la maison. 
Les jeux de ce type existent depuis des décennies, mais ils ont pris un essor considérable avec Internet et les réseaux sociaux. On profite de la vitrine qu’offre le web pour se filmer, montrer de quoi on est capable et impressionner ses pairs. 
 
Si certains n’ont pas conscience des risques, la plupart relèvent ces défis pour se valoriser et exister au sein du groupe. Mais les conséquences de ces jeux peuvent être dramatiques : sentiment de culpabilité, humiliation, séquelles physiques ou neurologiques irréversibles, décès… Les jeux feraient une quinzaine de victimes en France chaque année. 
 
Comment éviter les drames ?
 
Les explications de Grégory Michel, professeur de psychopathologie et de psychologie clinique à l’Université de Bordeaux et spécialiste des jeux dangereux auprès du ministère de l’Education nationale. *
 
Les différents types de jeux
 
« Il y a 3 catégories de jeux : les jeux de non-oxygénation, les jeux de défis et les jeux d’agression. 
 
Les jeux de non oxygénation (jeu du foulard, jeu de la tomate, jeu du sac…) conduisent à une privation d’oxygénation au cerveau jusqu’à l’évanouissement. Ces jeux se pratiquent généralement en groupe. Certains essayent à la maison. C’est souvent là que les accidents surviennent.
 
Les jeux de défis s’appuient sur le principe du « cap’ ou pas cap’ ? ». Il s’agit souvent de jeux avec un enjeu physique comme le snow challenge qui consiste à se jeter dans la neige en maillot de bain ou le train surfing (surfer sur le toit d’un train). Certains défis impliquent l’usage de produits : alcool, bombe aérosol, lessive…
 
Dans les jeux d’agression, un groupe de personnes désignent une victime et l’attaquent. C’est le cas du petit pont massacreur ou du happy slapping qui consiste à filmer une scène de violence et à la diffuser sur internet. Ces types de jeux peuvent être en lien avec du harcèlement. »
 
La pression des pairs
 
« A l’origine de ces jeux, il y a souvent un meneur qui a tendance à instrumentaliser la violence. Il peut choisir comme victime un enfant timide qui ne se défend pas ou un jeune qui attise la jalousie : qui a de bons résultats scolaires, du succès avec les filles... Ceux qui participent à ces jeux le font pour appartenir au groupe ; ils veulent montrer leurs compétences, être valorisés.
 
Aider les jeunes à résister 
 
L’objectif est de donner au jeune la possibilité de se sentir exister en refusant la pression et l’influence des autres tout en n’étant pas rejeté. L’important est d’être dans l’écoute et de ne pas avoir un discours moralisateur. Il faut au contraire le responsabiliser, lui rappeler le cadre légal et les peines encourues et lui présenter les risques. 
On doit expliquer au jeune qu’il se met dans une situation de vulnérabilité ; qu’il peut tout autant impressionner ses pairs en refusant de participer au jeu ou en le détournant. On peut donner l’exemple de ce jeune qui au lieu de boire une bouteille d’alcool a choisi d’offrir des hamburgers à des SDF. En faisant preuve de créativité, il a détourné un jeu destructeur pour en faire quelque chose d’utile, salué par tous. 
 
Il faut aussi inciter le jeune à aider les plus fragiles, le mettre dans une posture altruiste : s’il voit quelqu’un qui se met en danger, il doit en parler à ses parents, à un professeur ou à l’infirmière scolaire qui prendra le relais. Il faut lui expliquer qu’en faisant cela, il sauvera peut-être une vie et que c’est véritablement là qu’il sera un super héros ! »
 
* Grégory Michel est par ailleurs psychologue au Pôle Santé de Saint-Genès à Bordeaux et auteur du livre "la prise de risque à l'adolescence" (éditions Masson).
 
Source : ACTUEL CIDJ
 
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Auteur: vitre

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