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Par une démarche autonome

Vous poursuivez vos études à l’étranger sans rattachement à un établissement français.
Cette solution requiert du temps et une grande motivation car vous serez amené à effectuer seul toutes vos démarches. De plus, il est utile, voire indispensable, de posséder une bonne maîtrise de la langue du pays.

A savoir : les aides financières sont quasi inexistantes. Or il faut couvrir les dépenses au départ (voyage, frais d’inscription…) et sur place (logement, nourriture, transport…).

Nos conseils
Commencez vos recherches au moins 1 an à l’avance.
Prévoyez 2 à 4 mois pour les formalités d’inscription : tests linguistiques, CV et lettre de motivation rédigés dans la langue du pays, diplôme traduit par des traducteurs assermentés et lettre de recommandation de vos professeurs.

- Trouver son établissement

  • Vous devrez vous-même rassembler les informations sur les programmes et diplômes et ensuite préparer les dossiers d’inscription.
  • Pour connaître l’organisation des études et obtenir les coordonnées des établissements dans le pays qui vous intéresse, consultez la rubrique Où s’informer ?

- S’informer sur la reconnaissance des diplômes

  • Vous pouvez rencontrer, au départ ou au retour, des difficultés d’homologation.
  • Un système général de reconnaissance des diplômes se met en place progressivement au niveau européen, mais il n’existe pas d’équivalence pour toutes les formations. Consultez la rubrique Valider et valoriser votre séjour.
A savoir !
L’établissement décidera de la valeur à accorder à votre diplôme. Vous devrez lui adresser un an à l’avance une demande de "dispense d’études" accompagnée d’une attestation des diplômes acquis et d’une description détaillée de votre cursus.

- S’inscrire

  • Renseignez-vous sur les dates limites et les conditions d’inscription.
  • Assurez-vous que vous avez le niveau requis pour intégrer la filière choisie.
  • A prévoir, un examen d’entrée et un test de langue.
  • Vous devrez justifier de ressources financières suffisantes pour couvrir les frais de scolarité et de séjour, et posséder une couverture sociale.
A savoir !
Au Royaume-Uni et en Irlande, il faut s’inscrire auprès d’un organisme centralisateur.
Irlande : CAO (Central Application Office) : www.cao.ie
Royaume-Uni : UCAS (Universities and colleges admissions service) : www.ucas.ac.uk
Pour les autres pays d’Europe, l’inscription se fait directement auprès du service des admissions de l’établissement choisi.

- Financer ses études

  • Si vous êtes boursier sur critères sociaux, vous pourrez continuer à bénéficier de votre bourse pour des études dans un des Etats membres du Conseil de l’Europe, à condition que la formation et l’établissement choisis par le candidat soient habilités et qu’il y ait progression dans les études.
  • Certains pays ou universités étrangères peuvent offrir quelques bourses d’études, en général pour des étudiants “avancés” (au moins en 2ème cycle) pouvant justifier de dossiers très solides.
Notre conseil
La meilleure solution consiste encore à partir dans le cadre d’un programme, cela vous épargnera le parcours du combattant.
Si vous partez par le biais d’un organisme de séjours linguistiques (payant), renseignez-vous bien sur l’organisme et les prestations proposées : consultez la rubrique Séjours linguistiques.
Sachez enfin qu’il existe des réseaux d’information spécialisés : consultez la rubrique Où s’informer ?

Dans le cadre d’un programme

Vous restez rattaché à un établissement français
Cette solution est la plus pratique car votre projet va s’appuyer sur un statut de lycéen ou d’étudiant inscrit et préparant un diplôme dans un établissement français.

  • Vous allez profiter des coopérations mises en place par votre établissement avec des établissements étrangers : le terrain aura été préparé, que ce soit pour l’identification des établissements d’accueil possibles, la mise au point des programmes d’études, la validation de votre séjour ou les aides financières pouvant être mobilisées.
  • Pas de souci non plus pour la reconnaissance de vos diplômes. Et vous ne paierez les frais d’inscription qu’auprès de votre établissement. Certaines formalités restent cependant à accomplir (recherche d’un logement, protection sociale…).
  • Sachez que les programmes d’échanges concernent essentiellement les établissements d’enseignement supérieur et l’espace européen, même s’ils se développent de plus en plus avec d’autres zones géographiques (Amérique, Asie…).

Les principaux dispositifs

A noter !
- Certaines aides financières sont liées à des programmes qui ne peuvent être sollicités que par votre établissement. C’est notamment le cas pour la bourse Erasmus de l’Union européenne ou le programme Ulysse du Conseil Régional. Votre établissement doit avoir déposé une demande en amont. Il valide avec vous votre projet et gère ensuite les dossiers et les choix d’attribution, en fonction du quota de bourses attribué.
- La participation à un programme n’entraine pas forcément une aide financière.
- Pour en savoir plus, consultez la rubrique Aides financières.

- Enseignement secondaire : les programmes de l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse (OFAJ)
Ils permettent à des collégiens ou lycéens de suivre un temps de scolarité en Allemagne et de recevoir en échange, pendant la même durée, un correspondant allemand du même âge. L’élève assiste aux cours dans l´établissement partenaire et est hébergé dans la famille du correspondant.

  • Programme Brigitte Sauzay : pour des élèves de la 4ème à la 1ère, ayant au moins 2 ans d’apprentissage de l’allemand. 56 jours en Allemagne dont 6 semaines obligatoires en scolarité.
  • Programme Voltaire : pour des élèves de seconde. 6 mois en Allemagne.

Contact
www.ofaj.org
Rectorat – Dareic : 96, rue d’Antrain - 35705 Rennes Cedex 7 - 02 23 21 78 35 (Mme Vignais) - ce.daric@ac-rennes.fr - www.ac-rennes.fr, rubrique International

- Enseignement secondaire : le programme Comenius de l’Union européenne
Un nouveau programme pour la mobilité individuelle est en cours d’expérimentation. Il permettra à des élèves du secondaire, âgés de 14 ans au moins au moment du départ, d’accomplir une partie de leur scolarité en Europe (3 à 10 mois).

  • Pour la rentrée 2010-2011, 4 établissements bretons participent à cette expérimentation. Ils ont effectué la sélection des élèves en mars 2010.

Contact
www.europe-education-formation.fr

- Enseignement supérieur : le programme Erasmus de l’Union européenne
Permet aux étudiants ayant validé au minimum une première année d’études universitaires d’effectuer un séjour d’études de 3 mois à 1 an dans une université européenne.

  • C’est votre établissement en France qui organise l’échange avec un de ses établissements partenaires. Vous restez donc rattaché à votre établissement d’origine et la période d’étude est réalisée sur la base d’un accord tri-partite : étudiant, établissement de rattachement et établissement d’accueil.
  • Vous aurez le statut d’étudiant Erasmus, avec plusieurs garanties.
    Reconnaissance mutuelle des établissements partenaires sur les contenus et méthodes des formations ; assistance concernant l’accueil et les modalités pratiques de séjour ; exonération des droits d’inscription.
    Reconnaissance de votre séjour d’études : via le système européen de crédits ECTS, validation en France des crédits obtenus pour l’attribution du diplôme.

Contact
Service des relations internationales et/ou les correspondants Erasmus de votre établissement d’enseignement supérieur.
www.europe-education-formation.fr

- Enseignement supérieur : les accords bilatéraux de coopération
En dehors d’Erasmus, il existe des accords bilatéraux, trilatéraux ou multilatéraux passés entre établissements. Ils permettent des échanges d’étudiants et sont basés sur la reconnaissance de périodes d’études passées à l’étranger. Ils prévoient généralement l’exonération des droits d’inscription dans l’établissement d’accueil.

  • Ces partenariats sont particulièrement développés au niveau européen.
    Plusieurs établissements bretons ont passés des accords portant notamment sur la création de filières bi-culturelles ou de formations conduisant à des diplômes communs ou à des double-diplômes.
  • Des échanges se mettent en place avec toutes les parties du monde.
    En dehors de l’Amérique du Nord et de l’Afrique, de nouveaux partenariats se nouent, notamment avec des pays d’Amérique Centrale et du Sud ou d’Asie.
    Ces accords intègrent fréquemment la validation de la période d’études, et plus rarement des dispositions sur des diplômes communs ou des double-diplômes.

Contact
Service des relations internationales de votre établissement
Service Universitaire d’Information et d’Orientation, Insertion professionnelle (SUIO-IP).

- Enseignement supérieur : les programmes de la CREPUQ (Québec)
En vertu d’un accord entre les universités françaises et québécoises, un étudiant inscrit dans un établissement français peut poursuivre son programme d’études dans une université d’accueil au Québec.

  • Etre inscrit dans un établissement signataire de l’accord.
  • Durée : 1 trimestre ou au plus 1 année.
  • Crédits (unités de valeur) obtenus au cours du séjour validés par l’université au retour.
  • Pas de droits de scolarité supplémentaires, et le cas échéant, l’étudiant continue à recevoir l’aide financière à laquelle il a droit en France.
  • La Crepuq n’offre pas d’aide financière complémentaire. Les frais de transport et de séjour sont à la charge des participants, ainsi que les frais exigés par l’établissement d’accueil (administratifs, assurance santé…).

Contact
Service des relations internationales de votre établissement
http://echanges-etudiants.crepuq.qc.ca

- Enseignement supérieur : le programme ISEP (Etats-Unis)
ISEP (International Student Exchange Program) est un programme d’échanges d’étudiants fondé sur des accords de réciprocité entre des universités américaines et d’autres universités dans le monde.

  • Il fonctionne sur la base de validation d’un semestre ou d’une année d’étude, et assure à l’étudiant l’exonération des droits de l’université d’accueil.
  • Sont concernés en Bretagne les deux universités de Rennes et l’Institut d’Etudes Politiques.

Contact
www.isep.org
Service des relations internationales de votre établissement

- Pour les doctorants

  • Le programme cadre de recherche et de développement technologique (PCRD) dans le domaine de l’éducation ou de la formation par la recherche permet notamment à des jeunes chercheurs de niveau doctoral ou post doctoral d’effectuer des séjours de recherche rémunérés dans un laboratoire européen.
  • D’autre programmes existent pour des séjours d’études ou de recherche (Europe, Amérique latine, Asie et Japon), et dans le cadre des accords bilatéraux passés entre établissements, il peut exister un dispositif de co-tutelle de thèse.

Contact
Votre établissement d’enseignement.
Collègue doctoral international de l’Université européenne de Bretagne : www.ueb.eu

La mobilité collective

Des projets de mobilité collective peuvent être mis en place par vos enseignants ou vos responsables de formation qui feront appel à des programmes spécifiques (Comenius, programme Karta du Conseil Régional…).

  • Ces programmes concernent tous les niveaux d’enseignement général ou professionnel, les apprentis, les personnes en formation continue.

Protection sociale et études à l’étranger

Lorsque vous effectuez des études à l’étranger en étant inscrit dans un établissement français, vous êtes alors assuré s’il vous arrive un accident dans votre université d’accueil (seulement si l’accident intervient dans l’un des cours dispensés par l’établissement). Si vous n’êtes pas rattaché à un établissement français, vous dépendez entièrement de la législation sociale en vigueur dans le pays. Les prises en charge variant d’un pays à l’autre, prenez contact avec votre caisse d’assurance maladie pour obtenir une information détaillée sur le pays où vous vous rendez.

A consulter : rubrique Formalités, transport, logement…


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